Se ressourcer chez soi
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Se ressourcer chez soi

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Tout d’abord, je vais commencer cet article pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année étant donné que je publie l’article un peu tard !

Rentrons dans le vif : décembre est en effet un mois rythmé par les fêtes de fin d’années et par les diverses sollicitations pour faire la fête. Qui ne s’est pas dit : « Allez, dernière soirée de l’année ! » ou « Ah, le spectacle de fin d’année ». Néanmoins, pour ce mois de décembre, j’ai décidé de prendre le contre-pied : j’ai décidé de ne pas accepter toutes les invitations et je de me ressourcer chez moi. Je vous raconte ce que ça m’apporte dans l’article !

Apprendre à dire non

J’ai une personnalité qui a du mal à dire non aux invitations : peur de contrarier l’autre, peur de passer à côté d’un bon moment et de créer des liens, peur de ne plus être ré-invitée à une soirée. Dans « Chez Soi », Mona Chollet le dit avec d’autres mots : « Aimer rester chez soi, c’est se singulariser, faire défection. C’est s’affranchir du regard et du contrôle social. Cette dérobade continue de susciter, y compris chez des gens plutôt ouverts d’esprit, une inquiétude obscure, une contrariété instinctive. Prendre plaisir à se calfeutrer pour plonger son nez dans un livre expose à une réprobation particulière. « Tout lecteur, passé et présent, a entendu un jour l’injonction : “Arrête de lire ! Sors, vis !” »

Alors, dire qu’on préfère rester chez soi pour se reposer plutôt que sortir n’est pas une évidence, en tout cas pour moi ! A mes yeux, il faut être capable :

  • De savoir que les bienfaits de rester seuls surpassent ceux de sortir  
  • D’aimer rester avec soi-même
  • De ne pas avoir peur de passer pour un(e) hermite

Pour être honnête, Bristol est une ville plus calme que Paris, ville dans laquelle j’ai grandi. Il y a forcément moins d’incitations à sortir, moins de tentations d’aller à tel ou tel spectacle ou de voir tel ou tel film. Mais il reste quand même les soirées entre amis, et quand on est nouveau dans la ville, on veut forcément privilégier toutes les potentielles interactivités sociales.

Finalement, j’en suis ressortie grandie : j’ai préféré privilégier mon bien-être et mon envie profonde plutôt que les éventuelles conséquences que je projetais dans la tête de l’autre. Et j’acceptais de ne pas être la fille parfaite qui disait toujours « oui » à toutes les invitations.

Se ressourcer chez soi

J’ai donc testé ce mois-ci, et ce de façon affirmée, le « nesting ». Je comprends qu’il n’y a rien de nouveau : en témoignent les articles et livres sur le sujet et le fait que cette activité a désormais un nom. Le nesting serait donc une réaction face à un monde ultra-connecté et qui va trop vite. En découlerait un bienfait notable pour la santé selon le docteur Vicente Saavedra grâce à une réduction de stress.

Effectivement, à mes yeux, rester chez soi, c’est se donner à la fois un espace où on se sent bien mais aussi un espace temporel pour se faire plaisir, s’adonner à des projets personnels. 

J’ai fait des activités manuelles

Je me suis remise aux activités manuelles, avec des essais plus ou moins achevés. Les avantages sont nombreux : on faits des tests, on accepte de partir de zéro et on accepte aussi de parfois s’arrêter avant d’achever notre œuvre  (le plus difficile pour moi : me dire que je ne suis pas obligée d’aller jusqu’au bout). Et surtout, en créant, on crée aussi une nouvelle facette de nous-même.

Je me suis donc mise aux aquarelles :

Et à divers tests en achetant des activités manuelles chez Wilko :

Je lis des livres

Je me suis remise à lire J ! Et comme je lis désormais au calme et non plus dans le métro (ou autre endroit un peu bruyant), je peux également projeter de me mettre à des livres qui nécessitent un peu plus de concentration. Outre quelques bonnes découvertes de romans (je pourrais conseiller This Is Going to Hurt: Secret Diaries of a Junior Doctor d’Adam Kay), je recommence petit à petit à lire des essais ou livres de philosophie. J’espère avoir le temps de vous parler dans un autre article de Sorcières de Mona Chollet.

Je me concentre sur les futurs projets

Rester chez soi m’a permise aussi de me concentrer sur nos futurs voyages avec M. Platypus (préparer nos escapades) et les projets manuels que je comptais entreprendre. On détermine ses envies et on se prépare au mieux pour nos weekends / voyages.

Photo by Tirachard Kumtanom on Pexels.com

J’apprends aussi à ne rien faire

Parfois, je ne fais rien. Ca fait du bien aussi ! Je me déconnecte et je me repose J

Conclusion : cet article est une façon de prôner une certaine façon de vivre avec quelques idées à faire quand on est seul(e). Comme je l’ai évoqué très rapidement, il faut aimer être avec soi-même. Et c’est important de s’apprivoiser ! Certains parlent du nesting en famille, qui permet de vivre des moments de qualité avec l’autre, mais je trouve qu’il est aussi important de pouvoir rester seul(e) sans son(sa) partenaire. Et vous, que faites-vous quand vous restez chez vous ? Aimez-vous rester chez vous ?

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