Asie

5. Trois semaines au Japon – Nikko et arrivée à Kyoto

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Après une bonne nuit à Nikko, encore un réveil matinal ! Nous allons explorer la ville et ces superbes temples avant de reprendre le train et de partir à Kyoto. On vous raconte tout !

Les temples de Nikko

En plus de l’Abysse qu’on a visitée la veille, à Nikko, il y a de beaux temples à voir (au total, on en décompte 103 dans la ville). Je trouve que leurs intérêts résident surtout dans le fait qu’ils soient localisés à l’orée ou pour certains, en plein dans la forêt. C’est indéniable que cela donne un charme, sans être forcément très loin de Tokyo.

Rinnoji Museum

Rinnoji Museum est un grand musée dans lesquels on peut contempler des grandes statues de dieux (un boudda, un dieu à tête de cheval et un dieu à mille bras). Les photos sont interdites, donc ce ne sera pas possible de vous donner un aperçu visuel. 

Pas mal de travaux en cours au musée Rinnoji

La visite est plutôt rapide et bien que Rinnoji fasse partie des visites conseillées dans tous les guides et que je m’en souvienne relativement bien, je dois avouer que la visite ne m’a pas laissé de souvenir très profond. Le reste était en rénovation donc nous n’avons pas vu le jardin.

Toshogu-shrine

Contrairement à Rinnoji, j’ai trouvé le Toshogu shrine beaucoup plus marquant ! 454,000 ouvriers sur une période d’un peu moins d’un an et demi ont été nécessaire pour voir s’ériger le complexe où repose Tokugawa Ieyasu. C’est un complexe impressionnant, par son étendue et par le travail que ça nécessite.

On y aperçoit :

  • Une Pagode à 5 étages : elle était fermée à la visite mais la couleur rouge est particulièrement frappante parmi les arbres. 
  • Des entrepôts et une ancienne écurie : le travail sur le bois est très impressionnant et je ne m’attendais pas à ce que les maisons qu’on voyait aient de simples fonctions d’entrepôt et d’écurie. C’est d’ailleurs là qu’on retrouve les singes de la sagesses très connus (« see no evil, speak no evil and hear no evil ») 
  • Une très belle porte blanche précédant les caveau de Tokugawa Ieyasu : avec le soleil, ça éblouit les yeux 
  • Le Honjido Hall où un prêtre nous fait une démonstration du dragon qui rugit : nous n’avons rien compris de ce que le guide racontait (même s’il traduisait en anglais – mais l’accent était un peu prononcé) mais on a quand même compris qu’il nous parlait du dragon peint sur la voûte du bâtiment et qu’en frappant les bouts de bois, on avait l’impression que le dragon rugissait.

C’est peut-être à travers le Toshogu-shrine que j’ai été frappée sur la difficulté d’appréhender une culture en tant que touriste. Le Japon est une claque culturelle par bien des aspects dans la vie de tous les jours, mais le pays l’est aussi dans ses croyances. Nous visiterons beaucoup de temples et de mausolées, mais c’est vrai que ce que j’observe, c’est seulement l’extérieur. En tout cas, c’est intéressant de voir comment les gens se comportent !

Futaarasan shrine 

Pas loin du Toshoghu shrine, siège le plus ancien sanctuaire du coin Futaarasan shrine, érigé par le moine qui a introduit le bouddhisme à Nikko

C’est à Futaarasan shrine qu’on peut voir le « match maker tree ». L’arbre est composé de deux espèces distinctes (un cèdre et un chêne) qui n’en forment plus qu’un et qu’on considère comme sacré pour les relations.

Un autre endroit notable à Futaarasan shrine est la source d’eau. J’avoue que je croyais qu’il s’agissait de l’endroit des purifications et que je ne comprenais pas pourquoi les gens buvaient l’eau. Bêtement, je me disais « ces touristes, ils n’ont rien compris ! ». 

Ce n’est qu’en me renseignant le soir que j’ai découvert qu’il s’agissait d’une source d’eau sacrée qui améliorait la chance à celui qui touchait ou buvait l’eau. Il y a 3 types de courants qui ont 3 différentes fonctions : l’eau de la sagesse, celle qui améliore la vue et celle qui amène santé.

Taiyuin

Taiyuin est le mausolée du petit fils de Togukawa (c’est d’ailleurs lui qui a fait reconstruit le Toshogu shrine). C’est un complexe impressionnant entouré de hauts sapins. Beaucoup plus enfoncé dans la forêt, il est beaucoup plus vide que les autres temples en termes de fréquentation touristique. Et pourtant, il est très beau : que ce soit sa porte d’entrée, ses cloches ou la tour de lanternes.

Eating time !

Après cette matinée culturelle, on se dit qu’on peut profiter du temps qui nous reste avant le départ du train pour : 

1. Essayer les spécialités culinaires dans un restaurant traditionnel 

Ce sera thé matcha pour moi et yuba pour Mr Platypus. Le yuba est normalement une spécialité de Nikko et consiste en de la peau de tofu : le film qui se crée quand on fait bouillir du lait de soja. J’avoue que la description ne me faisait pas envie mais heureusement que j’ai un mari plus aventureux que moi… Et bien, en fait, c’est bon !

2. Prendre à manger au Family market

On varie les styles (un jour c’est 7/11, l’autre fois c’est Family market. Mais il y a aussi le Dawson…) mais j’adore toujours les petits encas à base de riz

3. Prendre des photos dans la gare haha

On s’amuse comme on peut smile

Arrivée à Kyoto et découverte du quartier de Gion

Retour à la grande ville avec une arrivée dans la gare gigantesque de Kyoto. On a loué à travers un « Travel agent » une maison japonaise dans le quartier de Gion. Encore une source de nouvelles découvertes culturelles ! 

Retour sur les choses qui m’ont le plus marquée par rapport aux maisons traditionnelles Japonaises 
– Les portes sont coulissantes (et je trouve que ça crée de la fluidité dans la maison). En revanche, les murs et les portes sont fins. Et il peut faire vite froid
– Dans la salle de bain, comme dans un onsen, il y a l’espace où on se lave et l’espace où on prend le bain. Les deux endroits sont bien séparés
– Le cuiseur à poisson ! Trop cool
– Dans le salon, c’est table basse et on s’assoit par terre. Pas forcément pratique pour les personnes qui n’ont pas l’habitude 
– On a dormi sur des futons. Et au final, dormir par terre, ça allait (en tout cas pour nous).
– La housse de couette ne recouvre l’intérieur de la couette. Pratique pour mettre la housse de couette (mais pas pratique si on fait des tâches).

On a marché dans le quartier de Gion, au gré du hasard et là où nos pas nous amenaient. Le quartier semble être beaucoup plus traditionnel que ceux qu’on a visité jusqu’à maintenant (et en même temps, c’est noir de touristes…). 

En fait, il s’agit du quartier connu pour ses maisons traditionnelles et ses établissements de divertissement. C’est aussi le quartier des geishas (en japonais, on parle plutôt de Geiko et de Maiko). L’extérieur des maisons en bois est vraiment exceptionnel. Je reprocherais peut être le nombre de touristes et le fait qu’étant donné que c’est pour les business men, on n’en profite pas vraiment.

Mais oui, n’hésitez pas à vous perdre dans les petites rues. Je ne suis pas sûre qu’on ait uniquement exploré le quartier de Gion et on s’est peut être plus étendu, mais on a trouvé des petites pépites. 

Dîner d’Okonomiyaki de Tokyo

Notre « Travel agent » nous avait conseillé cet endroit et on a compris après coup qu’il était conseillé dans tous les guides de voyages. D’où le monde et la queue !

L’ambiance est animée et on nous guide vers de grandes tables où plusieurs personnes sont déjà assises. Pour la petite anecdote, avec le va-et-vient des clients, à la fin nous n’étions qu’une table de Français. Comme quoi, les Français sont partout !

Au menu, un seul plat, donc ça évite de se poser trop de questions : des okonomiyakis tokyoïtes ! En fait, le plat partage le même nom que ceux d’Osaka mais ils sont complètement différents. Tandis que ceux d’Osaka sont des galettes de choux (+ viande ou poisson), ceux de Tokyo ressemblent plus à des galettes fourrées.

Je reconnais que je n’ai pas été trop fan. Mais au moins, on aura essayé !

Fin de notre 5ème journée ! Avez vous visité Nikko ? Qu’en avez vous pensé ?

Psst… Retrouvez tous les articles liés au Japon sur cette page :

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