Asie

11. Trois semaines au Japon – Kyoto : Fushimi Inari et le pavillon d’argent

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Fushimi Inari est un des endroits qui m’a le plus marquée à Kyoto. J’ai beaucoup apprécié la marche à travers la forêt (en particulier le haut de la forêt) et c’est un endroit qui vaut le détour. Pendant cette journée là, nous n’échapperons pas non plus aux cerisiers en fleurs avec une promenade sur les chemins de la philosophie et aux temples avec une visite du pavillon d’argent.

Visite de Fushimi Inari Shrine

Si j’ai un conseil, c’est d’aller tôt à Fushimi Inari Shrine. Nous sommes à 8h30 sur place, et il y  déjà quelques visiteurs. Mais c’est au retour, quand nous ressortons, que nous sommes impressionnés par le monde. Donc oui, si vous le pouvez, partez tôt, car c’est un des endroits qui vaut la peine d’être appréciés dans le calme. Sachez aussi que plus on monte, et moins il y a de monde.

Fushimi Inari est le temple dédiée à la déesse Inari, la déesse du riz et de l’abondance. Vous y verrez plein de représentations de petits renards car ce sont les messagers de la déesse.

Il y a le sanctuaire principal, mais c’est surtout une très grande balade au milieu de la montagne où on traverse des milliers de toris vermillon.

Les toris sont des portails de sancturaires shinto, et (attention, je vais recopier Wikipedia) “ils symbolisent la séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel.  Chaque torii traversé doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde matériel. C’est pour cette raison que les Japonais contournent souvent les torii lorsqu’ils pensent ne pas repasser plus tard par cet endroit”.

En tout cas, ça grimpe un peu donc prévoyez de l’eau (surtout s’il fait chaud). 

La vue d’en haut !

Nous ne comprenons rien des signes, mais il faut savoir que les entreprises ou les personnes investissent dans les toris et les signes à l’arrière du tori représentent leurs noms et la date. C’est le principe de la publicité en somme. Plus le tori est bas, et plus l’investissement est important, car il aura plus de probabilité d’être vu. Et c’est aussi en bas que les toris sont les mieux entretenus.

Déjeuner

Après avoir grignoté des patates frites et des takoyakis pour Mr Platypus, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous arrêter devant la devanture d’un petit restaurant japonais.

Bien que situé dans la rue principale, j’ai été touchée par la vue de la petite mémé qui n’avait plus qu’une dent et qui essayait d’accueillir les gens. Il faut croire qu’on est sensible à des choses différentes, et moi c’est la vue des petites mémés.

L’endroit est tenu par une famille, qui prépare une spécialité du coin : les inari sushis. Bon, autant l’endroit m’apparaît sympathique car je trouve l’idée de la famille tenant un restaurant assez poétique – en plus, on se déchausse quand on rentre et on mange par terre ! – autant, les inari sushis, normalement le plat préféré de la déesse, ce n’est pas trop mon truc.  Ils sont préparés à partir de la poche de tofu frit cuit dans une sauce aigre, egouttés et remplis de riz à sushi (j’ai regardé la recette ici)

Promenade des chemins de la philosophie

Les chemins de la philosophie font penser au premier abord à la Kage Incline, car il s’agit d’une petite rue piétonne bordée par les cerisiers en fleurs. De fait, ces chemins sont très populaires. Néanmoins, je ne sais pas si c’est la lumière, le fait de marcher plus longtemps le long du canal où s’étirent les branches fleuries, les rues plus parsemées à la fin de la journée, mais j’ai trouvé la promenade très romantique. A faire surtout en fin d’après midi !

Honen-inn temple

Le temple bouddhiste Honnen-inn se trouve sur les chemins de la philosophie. Encore un temple ! Pour être honnête, celui-là ne m’a pas laissé trop de souvenirs, et c’est surtout pour la halte qu’il représente par rapport aux chemins. Je vous laisse quand même découvrir les photos.

Visite du pavillon d’argent, le Ginkaku-ji temple

Ginkaku, le pavillon d’argent, devait faire concurrence au pavillon d’or construit par le grand père du bâtisseur du pavillon d’argent. Il devait servir de retraite au Shoghun. Initialement le temple devait être recouvert d’argent mais construit pendant la guerre Onin, sa construction a été arrêtée et c’est finalement un temple en bois qu’on voit de loin. 

Le pavillon d’argent est une visite que je recommanderais même si mon expérience a été un peu altérée par tous les visiteurs. On marche presque en file indienne – notamment quand on monte sur le flan de la colline, et il est difficile de profiter d’un endroit ainsi. 

Mais le lieu est quand même magnifique : j’ai beaucoup aimé le jardin sec et l’allée de bambous. Et encore une fois, je ne sais pas si la lumière de la fin de journée joue beaucoup, mais j’ai beaucoup apprécié les couleurs. 

Soirée

Nos soirées sont relativement calmes. En fait, on se contente souvent de dîner dehors et de passer la soirée à l’hôtel. 

C’est ce que nous faisons, et ce soir c’est dîner d’okonomiyaki au Kiraku. Encore un endroit conseillé par le Lonely Planet, et donc à la différence des restaurants moins connus, les clients sont plus souvent composés de groupes ou de familles. 

Je m’essaie en plus au maïs grillé mais la vraie spécialité, ce sont vraiment les okonomiyakis, qui ne sont pas très chers mais très bons. Et ça va vite ! En tout cas, une nouvelle fois un bon conseil du Lonely Planet.

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