Asie

2. Trois semaines au Japon – Kamakura et retour à Tokyo

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Après une première journée riche en émotion, nous avons planifié une petite excursion dans une ville côtière de Kamakura. La ville est située à 1h de la capitale et elle est idéale pour les petites excursions : on y trouve temples à profusion, mer et c’est quand même moins grand que Tokyo.

Kamakura

Après un déjeuner à l’hôtel, c’est parti pour une excursion à Kamakura

On ne s’y attendait pas, mais on a vu le mont Fuji dans le train ! Il est vraiment imposant. Je comprends maintenant pourquoi il est tant admiré par les Japonais. Il a quelque chose de majestueux.

On marche dans Tsurugaoka Hachiman-gu

On se dirige vers Hokoku-ji en passant par Tsurugaoka Hachiman-gu, un vaste Sanctuaire shinto, le plus important de Kamakura. Ce qui est plaisant, c’est que le temple est moins touristique que local. Et il est plus agréable de se promener autour que de visiter le temple en lui-même.

C’est dimanche et beaucoup sont habillés de façon traditionnelle dans le temple. On voit aussi beaucoup de mariages. On voit également ce que les gens préparent (notamment une pâte faite à la main de manière traditionnelle). C’est chouette.

Hokoku-ji

Hokoku-ji est connu pour être « le temple de bambous » car il y a un jardin de bambous et il sera un des moments les plus relaxants de notre journée.

Il est situé un peu loin et on marche seuls à côté des maisons japonaises. Je crois que du voyage, ce sont ce genre de marches dans les rues japonaises que j’aime le plus. On dirait à chaque fois des vrais paysages des films d’Ozu : dès qu’on sort des mégalopoles, on se retrouve dans des petites rues très calmes et bien entretenues, où les hommes sont encore en vélos et les pots de fleurs accrochés au devant.

La bambouseraie est plus petite que je me l’imaginais mais elle est vraiment sympa. Nous sommes arrivés tôt et il n’y a pas trop de monde. Donc c’est caaaaaalme, même si à la fin de la visite, on se retrouve quand même en file indienne. Il y a également la possibilité de prendre un thé japonais là-bas, mais nous ne choisirons pas cette option.

C’est un peu loin, mais je conseille d’y aller.

Détour par la mer

La route vers la mer est un peu longue et j’ai pris des chaussures de villes, peu adaptées pour la marche plus soutenue. Je commence à avoir mal au pied, j’ai faim – très mauvais signe ! -, et il ne semble pas y avoir beaucoup de restaurants à côté de la mer.

Finalement, nous prendrons notre déjeuner au « Lawson », une chaîne de supermarchés. On achète tout dans la superette et on décide de déjeuner au soleil. 

Au moment où je décide de mettre la brochette à ma bouche, une superbe brochette de peau de poulet (oui, le principe peut paraître étrange et c’est super gras… Mais j’aime bien le gras…), je sens un énorme coup de vent. Un rapace vient de m’arracher la brochette des mains !! 

Note pour le futur visiteur 
J’avais vu les panneaux « beware of the kites » sans forcément y faire attention. Grossière erreur ! Pour le coup, ils sont vraiment sans retenus et ils peuvent faire mal en arrachant la nourriture. Donc gardez l’œil !

Hasedera

Hasedera est un temple bouddhiste situé sur les hauteurs de Kamakura, et très agréable à visiter.

A chaque niveau, une nouvelle découverte:

  • On découvre au départ des centaines de statues de Jizo.
  • Ensuite, on voit le complexe bouddhiste dans lequel on peut se promener. C’est ici qu’on voit aussi la statue Kannon, recouverte de feuilles d’or à 11 têtes.
  • Et enfin, au dernier palier, on peut voir une vue de la mer au loin qui est magnifique. 
Note pour le futur visiteur sur le Jizo
le Jizo est un dieu très apprécié par les Japonais. Et vous entendrez souvent parler d’eux durant le voyage. Parfois, c’est bien une statue distincte. Parfois, ce sont seulement des pierres empilées les unes sur les autres. On les reconnaît à leurs bavoirs et à leurs bonnets en laine, car ce sont les divinités qui protègent les enfants décédés trop tôt. 

J’ai beaucoup aimé marcher à travers le complexe bouddhiste. On y trouve des petits havres de paix, et les jardins sont vraiment très jolis. Mon conseil : asseyez-vous dans un coin au calme, un peu loin de l’agitation des foules, et laissez-vous vous imprégner par la beauté des jardins zens. 

Kotoku-in

Kotoku-in est un des sites touristiques qui sont mentionnés en premiers dans tous les guides de Katamura et pourtant, pour être honnête, ce n’est pas celui qui m’a gardé le souvenir le plus vif. En fait, à part l’énorme Bouddha au milieu de la cour, ce pourquoi les gens affluent, il y a peu à voir. 

Il y avait vraiment beaucoup de monde en plein après-midi, et il a été difficile d’apprécier le calme de l’endroit. On peut également visiter l’intérieur du Bouddha mais au vue de la file d’attente, on préfère simplement se promener.

Zeniarai Benten Shrine

L’entrée

L’entrée de Zeniarai Benten Shrine est un peu spéciale car pour accéder à l’endroit, il faut traverser le chemin creusé à travers la roche. C’est assez impressionnant. On arrive sur plusieurs portiques en bois. Cet endroit, plutôt discret, est dédié au « lavage » de l’argent, qui, une fois lavé devrait doubler.

Note pour le futur visiteur sur la différence entre un « temple » et un « shrine »
On utilise des mots différents car ils désignent des endroits dédiés à des religions différentes. Ainsi, les « temples » sont bouddhistes tandis que les « shrines » sont shintos. 
Les pratiques sont différentes dans les deux lieux. Dans les temples bouddhistes, les croyants prient silencieusement et la purification passe par l’encens. Dans les « shrines » shintos, la purification passe par l’eau et on appelle le dieu en sonnant la cloche et en claquant des mains avant de faire la prière. 

C’est un de mes souvenirs dont je suis honteuse lol. 

En général, je n’essaie pas forcément de faire comme les Japonais dans les temples car je me dis que c’est une croyance. Ainsi, je ne pratique pas les actes de purification ni ne sonne la cloche ni ne fais de prière. Je me contente de regarder de loin. Pareil, quand je rentre dans une église, je ne fais pas non plus le signe de croix. 

Mais à Zeniarai Benten, en voyant le lavage de l’argent, j’ai voulu me prendre au jeu. J’ai donc pris un panier qu’un des Japonais avait déposé et lavé mon eau. 

Ce n’est que plus tard que j’ai compris que ce n’était pas du tout le principe. Que j’aurais dû payer pour avoir le panier d’osier dans lequel il est lavé, et que ceci n’était qu’une partie de tout un ensemble de rituels :

  • on achète le panier d’osier,
  • on purifie par l’encens,
  • on fait une prière,
  • on sonne la cloche,
  • on claque des mains et
  • Enfin on lave l’argent.

Bref, j’ai fait ma grosse touriste.

Retour à Tokyo et retour à Akihabara

La journée a été belle à Kamakura et on est content de la journée. Pour la terminer en beauté, quoi de mieux que de retourner dans le quartier qui nous a tant enthousiasmé la veille ? Je parle bien entendu de Akihabara smile

Toujours de la street food !

A Akihabara, il y a toujours de tout. Et là, place à la « Street food » !

En avant les Takoyaki : des petites boules de pâte à crêpes où sont cuits des morceaux de calamar. Miam ! 

Encore des salles d’arcade

J’ai arrêté ensuite de compter combien de fois on avait essayé !

Nous partons de nouveau dans des salles d’arcade. Mr Platypus essaie d’attraper une peluche Pokemon avec les machines à pince.

Ce sera le début d’une longue histoire passionnée entre nous et ces machines, remplie d’espoirs, d’excitation et d’incompréhension. On en aura vu des gens gagner – même des enfants de 5 ans – tandis que nous repartirons bredouille. On y a cru pourtant. Ce sera pour le prochain voyage, tant pis !

Le café à chouettes

Enfin, parce que nous n’en avions pas assez des cafés à animaux, nous tentons le café à chouettes.

Le café n’a pas été si facile à trouver (une rue parallèle à la rue principale, et il faut lever les yeux au ciel car c’est à l’étage).

Pour le coup, l’expérience est nettement meilleure que celle de la veille avec le café à chats (voir le détail ici).

  • Pour environ 10 pounds par personne, on peut rester aussi longtemps qu’on veut, et on a droit à une boisson.
  • On a l’impression d’arriver un peu dans une forêt – ou dans un endroit ésotérique, selon votre point de vue.
  • Les chouettes sont la plupart en liberté, certaines sont attachées par un fil et les plus sauvages sont dans une cage. On peut les caresser, mais par le dos de la main. 

Franchement, j’ai trouvé l’expérience dépaysante et assez sympa. On pensait que les chouettes seraient pour la plupart en train de dormir, mais apparemment, elles s’adaptent à l’environnement dans lequel elles vivent. 

Un dîner de ramens

Avec Mr Platypus, on aime les ramens ! On a décidé cette fois ci d’explorer ce qu’il pouvait y avoir dans les grands bâtiments, aux étages dédiés à la nourriture. On se retrouve dans une chaîne. La nourriture arrive rapidement. C’est bon, sans être l’expérience la plus mémorable.

C’est tout pour cette journée ! Si vous avez des remarques, n’hésitez pas !

Psst… Retrouvez tous les articles liés au Japon sur cette page :

One Comment

  • Cécile

    Très cools ces articles sur le Japon! On envisage d’y aller avec Dimitri en 2020, donc je lis tout ça attentivement. Le café chouette est sur ma liste hehe

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