Asie

1. Trois semaines au Japon – Tokyo : découverte de Ueno et Akihabara

Reading Time: 8 minutes

C’est parti, je me lance dans l’écriture de nos 3 semaines au Japon ! Les jours commencent à s’assombrir, ça me donne plus le temps d’écrire smile

Trois semaines c’est beaucoup, mais amplement nécessaire par rapport à la taille des villes (Tokyo, Kyoto et Osaka), au décalage horaire et par rapport à l’ensemble des possibilités en termes de visites. On a choisi de ne pas faire trop de de déplacements pour avoir le temps d’explorer – et moi de me reposer héhé.

Attention, décollage dans un autre monde !!

Le vol

La première journée étant dédiée simplement au trajet vers le Japon, je ne vais pas m’étendre trop dessus. 

On avait choisi Air China pour le prix très attractif – deux fois moins cher que les vols directs. Pour ceux qui ne connaissent pas la compagnie, quelques mots quand même.

  • J’ai trouvé l’avion un peu vieillot, surtout pour la qualité de l’écran (oui, c’est important !)
  • La nourriture n’était pas forcément à mon goût
  • En revanche, le personnel était aimable
  • Les vols étaient à l’heure

L’escale est à l’aéroport de Pékin : un endroit assez massif, très vide, où les employés des magasins de luxe s’ennuient face à des visiteurs fantômes. C’est un endroit très particulier, complètement neuf mais sans vraiment d’âme avec l’odeur persistante de celle de l’Asie du Sud Est. 

Début de la journée : on se restaure d’abord

Ce que j’aime au Japon, c’est que la moindre des choses est différente. Pour notre petit déjeuner dans l’hôtel :

  • On ne mange pas face à face mais côte à côte. En face, il y a un paravent.
  • Le petit déjeuner traditionnel japonais est salé. Il se compose de riz, de viande ou poisson, de légumes et d’un œuf cru. Au début, on pensait que c’était un œuf dur. Bon. Ensuite, on pensait qu’il fallait casser l’œuf cru directement dans le riz et mélanger. Là non plus ce n’était pas exactement ça. En fait, on le casse dans un bol, on mélange avec de la sauce si besoin et ensuite on le mélange avec le riz tiède.

C’est très excitant ! 

Pareil, nous allons nous arrêter pour nous abriter de la pluie et re-manger (attention les papilles, nous allons manger beaucoup pendant ce voyage smile héhé) au café « Ueno », juste devant le parc. Et ce café est trop « kawai » ! 

En avant les petits pains de brioche en forme d’animaux : tortue, pandas, etc ! Mr Platypus goûte ainsi aux brioches aux haricots rouges et ceux à la crème. Moi, j’avoue que je n’ai plus faim.

Le parc Ueno

Le parc Ueno est un parc que j’aime bien. 

Fort de ses 62,6 ha, il s’agit du plus grand parc de Tokyo et l’un des plus anciens du Japon. Nous, nous aurons juste un aperçu et nous ne visiterons pas les nombreux musées. Donc je ne peux pas trop conseiller sur ce sujet.

Il pleut. A l’entrée, le cerisier commence à voir ses bourgeons éclore et les gens se pressent pour prendre des photos. Oui, c’est la saison. 

Note pour les futurs voyageurs sur le hanami
Le hanami est la pratique traditionnelle qui consiste à apprécier la beauté des fleurs. Ainsi, lors de la floraison des fleurs de cerisiers, vers fin mars – début avril, les Japonais ont pour coutume de se retrouver et pic niquer en dessous. En somme passer du temps en famille ou entre amis.

Avec la pluie, j’avoue qu’à première vue les grandes bâches bleues parcourant les grandes allées de béton et sur lesquelles les gens attendent par terre semblent un peu étranges. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que je comprends que les gens ont loué un emplacement justement pour le hanami. Au début, mon cerveau de touriste avait simplement enregistré que c’était des emplacements de parking dans le parc ( ?). Non, il ne faut pas trop se poser de questions sur ce que je peux penser à certains moments… 

Comme je le disais, le parc est assez grand, et on se promène voir des temples et longer l’étang près du zoo. C’est d’ailleurs l’occasion d’acheter ma première prédiction ! Evidemment, je fais ma touriste et je n’ai pas compris comment ça marchait. Après avoir acheté ma prédiction, je l’accroche sur le fil à côté des autres prédictions.

Note pour les futurs voyageurs sur le fonctionnement des prédictions (Omikuji)
En fait, quand la prédiction est bonne, comme l’était la mienne à l’époque, on la garde dans notre portefeuille. Ce n’est que lorsqu’elle est mauvaise qu’on l’accroche sur les fils autour du temple, pour que le dieu puisse s’en occuper.   

Il y a également des ema, de plaques en bois ornées d’un dessin qu’on achète au temple et sur lesquelles on inscrit nos vœux pour qu’ils soient lus par les dieux. Si le vœu s’est réalisé on peut y inscrire des remerciements.

Déjeuner au Tokuchan 

Nous atterrissons par hasard dans un restaurant qui longe la voie ferrée de Tokyo : le Tokuchan. Tout est en Japonais et nous sommes les premiers à arriver. Là encore, on découvre. Et on se comporte comme des touristes mal renseignés.

Note pour les futurs voyageurs sur le restaurant japonais 
– On a une serviette chaude pour se nettoyer les mains. Bon, c’est pas pour le visage non plus hein !
– Quand on est assis au bar, on commande directement au cuisinier. On n’attend pas bêtement la serveuse de prendre notre commande. Donc pendant 10 min, le cuisinier nous regardait, tandis que nous attendions la serveuse qui restait au fond du restaurant. Et je souriais bêtement au cuisinier. Ca a duré au moins 10 minutes 
– La plupart des restaurants ont un panier, c’est super pratique : c’est pour y mettre vos affaires personnelles. Et la plupart des restaurants ont aussi des porte-manteaux sur lesquels accrocher son manteau.
– Normalement, pour dire merci « Aligato » est un mot un peu fort. A priori, faire un signe de la tête est suffisant (on a vu des Japonais ne rien faire). Ou au pire on dit « Domo »
– Pour payer, la plupart du temps on va à la caisse directement sur lesquels accrocher son manteau.

 Conclusion de notre repas : 

  • Le miso au crabe est super bon
  • Je découvre les onigiri – ces boules de riz entourées d’algue et j’en tombe amoureuse. Je crois que je vais en manger presque tous les jours (surtout quand nous n’aurons pas de petit-déjeuner à l’hôtel) 
  • On est bien repu. 

Promenade à Akihabara

Akihabara est le quartier geek (ou otaku en japonais) par excellence.

On y trouve en vrac : une multitude de magasins électroniques ou dédiés aux fans de la culture pop japonaise, des salles d’arcade, des filles en uniformes de soubrette pour attirer le Japonais ou l’homme seul dans un maid café, et des restaurants. N’’hésitez pas à lever les yeux au ciel si vous êtes à la recherche d’un café ou restaurant. La plupart du temps, ils sont à l’étage.

J’adore !! Evidemment, c’est le moment d’essayer plein de choses :

  • Dans les salles d’arcade, pour cette fois-ci, j’essaie le jeu des marmottes : on tape avec un marteau sur la marmotte qui apparaît. Finalement, c’est beaucoup plus dur que ce à quoi je m’attendais ! On est fatigué par le marteau au bout de 5 minutes, et ça va super vite !

Il y a aussi les gens qui font du piano ou qui tapent sur l’écran quand la flèche leur dit d’appuyer. Ca va vite, mon œil n’arrive même pas à suivre !

  • Dans les magasins, on commence à faire le plein de goodies. J’essaie de me limiter, car il faut porter le sac à dos après. Mais Mr Platypus a déjà acheté 2 versions de Love Letter (un jeu de cartes), un nouveau jeu de société et plein de goodies !
  • En avant les taiyaki : des gaufres japonaises fourrées à la pâte de haricots rouges. Mr Platypus essaie les originaux et moi ceux à la crème de chocolat. Ceux de Akihabara resteront mes préférés de tout le séjour : la pâte est moelleuse et excellente. Je recommande !
  • On essaie aussi le « Cat cafe » au Kat macha. Ce sont les cafés où les chats se promènent en liberté. Le principe est sympa. Mais ce n’est pas l’expérience du siècle si vous voulez mon avis.

Tout d’abord c’est cher : on est resté 20 min en comptant le vestiaire au début et à la fin (on se déchausse et on laisse les sacs) et la boisson qu’on va chercher au distributeur. Et ça nous est revenu à 15 euros par personne dans mes souvenirs.

Ensuite, les chats sont blasés : dans mon imaginaire, les chats sont câlins et viennent nous voir. C’est normalement pour nous de- stresser ! En fait, ils en ont marre d’être stimulés par les visiteurs qui leur tendent à longueur de journée une perche avec un bout coloré.  

Dîner de ramens à Hidakaya ramen

Avant de repartir à l’hôtel, on va quand même se restaurer ! On essaie un restaurant purement japonais mais plutôt grand, où on peut s’assoir en face à face. Ce sera ramens pour le dîner.

Les ramens sont une soupe de nouilles de blé dans un bouillon avec souvent une tranche ou deux tranches de lard. Miam.

C’est l’occasion de se rendre compte que dans les restaurants :

  • Ce ne sont presque que des hommes 
  • Ce sont des hommes seuls
  • C’est quand même vraiment pratique des menus avec des photos haha 

Fin de notre première journée. Je reconnais que c’est un très long article mais la journée est pleine de découvertes et a été bien remplie. Et demain, c’est excursion vers Kamakura !

L’hébergement : Superhotel

Un dernier mot sur notre hébergement : on a découvert la chaîne Super Hotel et c’est une super découverte !

Pourtant, c’était une des chaînes d’hôtels les moins chères qu’on ait trouvé sur booking et dans le secteur qu’on voulait. La chambre est petite mais pleine de fonctionnalité. Pareil pour la salle de bain, c’est petit mais super bien agencé.

Ce qui est assez drôle, c’est qu’encore une fois, il y a plein de petites surprises :

  • Le siège des toilettes est chauffant (c’est une habitude que je vais prendre très rapidement)
  • On peut choisir le confort de l’oreiller
  • On a un yukata à disposition
  • On peut échanger les brosses à dents offertes par l’hôtel contre des biscuits
  • Dans le Superhotel de Tokyo, il y a dans la chambre un objet de vaporisation d’ions et un massage électrique. Super après une grosse journée
  • Dans le Superhotel de Tokyo, il y a aussi un onsen. Et c’est super propre (et il n’y a personne)

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